jeudi 6 mai 2021

Economie

 RDC-Kasumbalesa : des colis de contrebande contenant 11 diamants et 7 lingots d'or saisis par la douane


La douane et les services de sécurité du poste frontalier de Kasumbalesa dans la province du Haut-Katanga ont saisi, dans la matinée du mardi 04 mai, plusieurs sacs contenant 11 pierres précieuses (diamants) et 7 lingots d'or.

C'est ce qu'affirme le Sous-directeur de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) à Kasumbalesa, Denis Kamato.

«Les services de sécurité à la frontière ont mis la main sur les colis suspects. A l’ouverture de ces colis, nous avons trouvé 11 pièces de pierres déclarées être du diamant et 7 pièces de matières déclarées être de lingots d’or », dit-il.

A l'en croire, le sujet arrêté avec ces matières précieuses, dont la nationalité n'a pas été révélée, était sur le point de traverser la frontière, frauduleusement avec des « faux certificats d’origine", dont un faux certificat de la CIRGL. Il n'a pas non plus été en possession du certificat de Kimberly pour le diamant.

Le sous-directeur de la DGDA a notamment révélé que la personne interceptée pour fraude douanière détiendrait sur lui deux documents portant signature d’un directeur du Centre d’Expertise, d’Evaluation et de Certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC) et celui d’un chef de division aux Mines, affectés pourtant depuis plusieurs années à Kinshasa. 

De ce fait, vu les charges retenues contre lui, le présumé fraudeur répondrait des griefs de faux et usage de faux devant les instances judiciaires.

Rappelons que le poste frontalier de Kasumbalesa situé entre la RDC et la République de la Zambie est un point vital de passage des produits de première nécessité. Pour échapper au circuit officiel du poste frontalier de Kasumbalesa, plusieurs individus mal intentionnés font entrer et sortir clandestinement les marchandises par la brousse. Ce phénomène est dénommé "Bilanga".

Daniel MBUMBA

sécurité

Etat de siège : la VSV demande aux officiers généraux nommés gouverneurs de ne pas décevoir la population ni trahir la confiance du Chef de l'État

 

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) salue la décision salutaire prise par le Chef de l’Etat après consultation avec les animateurs d’autres institutions notamment le Président du Sénat, le Président de l’Assemblée Nationale ainsi que le Premier ministre, et ce, consécutivement à l’état de siège proclamé dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, vendredi 30 avril dernier.

A en croire cette organisation de la société civile, cet état de siège est d’autant plus important en ce qu’il vise à combattre et à éradiquer tous les groupes armés qui sèment la désolation  et la terreur à l’Est de la RDC avec de graves atteintes aux droits humains entre autres des massacres à répétition et autres tueries à coup de machettes, des pillages des biens privés, des viols des femmes et des filles, des incendies des maisons causant ainsi des déplacements massifs des milliers des Congolaises et des Congolais.

« la VSV saisit cette occasion pour demander aux officiers généraux nommés comme gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri en l’occurrence les Lieutenants-Généraux LUBOYA NKASHAMA et NDIMA KONGBA Constant et leurs vice-gouverneurs respectifs notamment les Commissaires divisionnaires ALONGA BONI Benjamin et EKUKA LIPOPO de ne pas décevoir la population congolaise et de ne pas trahir la confiance leur faite par le Chef de l’Etat congolais en mettant tout en œuvre à travers des exploits positifs attendus d’eux pour redorer l’image des FARDC longtemps ternie par certains officiers militaires congolais devenus affairistes et moins préoccupés par la sécurité de la population », recommande cette organisation dans un communiqué rendu public ce jeudi 6 mai.

Pour la VSV, il est temps que l’Etat congolais s’assume pour un réel rétablissement de l’autorité de l’Etat à l’Est du pays afin de permettre à toutes celles et à tous ceux qui vivent dans cette partie de vivre dans la paix et la sécurité.

« La VSV invite également les populations des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri à collaborer étroitement  avec les officiers militaires et policiers nommés par le Chef de l’Etat à la tête de ces deux provinces afin de leur faciliter la tâche dans l’éradication totale des groupes armés pour que la paix et la sécurité soient effectives dans ces deux provinces », a-t-elle ajouté. 

La VSV est consciente que l’état de siège mettra à mal certaines libertés publiques au nom de la sécurité et de l’ordre public. Cependant, elle ne tolèrera nullement les violations des droits humains ne relevant pas de la restriction légale de la jouissance de certains droits reconnus par les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme.

« L’état de siège ne peut jamais justifier et sous aucun prétexte les violations du droit à la vie, la pratique de la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, l’esclavage, la liberté d’expression,… Ainsi, compte tenu des suspicions graves des violations des droits humains qui pèsent sur certaines autorités militaires provinciales nommées par le Président de la République, la VSV  invite la population de l’Ituri et du Nord-Kivu à une vigilance tous azimuts sur le respect strict des droits humains par tous y compris les autorités militaires elles-mêmes », a-t-elle souligné.

La VSV invite les organisations des droits humains et autres acteurs de la Société Civile à travailler ensemble et en solidarité pour un monitoring quotidien régulier de la situation des droits humains dans les provinces du Nord- Kivu et de l’Ituri soumises à l’état de siège pour que les responsables des violations des droits humains répondent de leurs actes.

Décidé en conseil des ministres le vendredi dernier, l'état de siège entre en vigueur ce jeudi 6 mai 2021. Pour ce faire, le Président de la République a déjà désigné les gouverneurs militaires et policiers censés diriger les provinces de l'Ituri et Nord-Kivu pendant la période de l'état de siège.


Daniel MBUMBA

 


mercredi 5 mai 2021

Léopards : pressenti comme le nouveau sélectionneur de la RDC, Hugo Broos file chez les Bafana Bafana


Hugo Broos vient d’être confirmé à la tête de la sélection nationale sud-africaine (Les Bafana Bafana). C’est ce qu’annonce la Fédération Sud-africaine de Football (SAFA) sur ses réseaux sociaux. 
 
Conséquence logique de cette nouvelle, le technicien belge ne viendra plus à la tête de la sélection nationale de la République Démocratique du Congo (RDC) comme il était pressenti avec beaucoup de force. C’est sûr que financièrement, l’offre sud-africaine était plus intéressante que celle de la RDC. 
L’ancien entraîneur du FC Bruges (D1 Belgique) avait refusé, il y a quelques semaines, un salaire de 28.000 dollars au Raja de Casablanca (D1 Maroc) qui voulait l’engager après le départ de Jamal Sellami.

 

Hugo Broos, on le rappelle, a remporté la CAN 2017 au Gabon avec les Lions Indomptables du Cameroun. Mais il a été viré avant la fin de son contrat et avait porté l'affaire devant la FIFA où il réclamait 1.650.000 millions de dollars mais l’instance faîtière du football mondial avait tranché et il n’a reçu que 185.000 dollars.   

 

 
Daniel MBUMBA


mardi 4 mai 2021

RDC : La NSCC et les FLEC appellent le président Tshisekedi à s'investir pour la suppression du RAM

 

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) et les Forces des Leaders Engagés du Congo (FLEC) exhortent le chef de l'État, Félix Tshisekedi, de s'investir pour la suppression de la taxe « de trop » sur le Registre des Appareils Mobiles (RAM). Pour ces deux organisations, cette redevance est « imposée illégalement à la population congolaise sans revenu pouvant lui permettre de vivre comme un citoyen normal ». 

Dans une déclaration lue devant la presse ce mardi 4 mai 2021, Jonas Tshiombela, coordonnateur national du NSCC previent que des actions citoyennes d'envergure seront lancées notamment une campagne nationale de la désobéissance civile contre le RAM, des journées sans crédits téléphoniques, des marches pacifiques si leur appel ne trouve pas échos favorable auprès des autorités du pays. 

« Quelle est la base légale de ce prélèvement ? Quel est le service rendu qui doit être ainsi rémunéré ? Pourquoi cet acharnement fiscal sur les pauvres citoyens ? Au regard de cette pression fiscale qui pèse sur le consommateur congolais sans revenu, la NSCC et les FLEC considèrent que cette taxe est un sabotage organisé de la vision du chef de l'État qui voudrait faire du numérique congolais un levier d'intégration, de croissance économique et du progrès social. La taxe RAM doit être supprimée simplement », a-t-il déclaré. 

S'appuyant sur les données du GSMA en rapport avec l'inclusion numérique et fiscale dans le secteur de la téléphonie mobile en RDC, J. Tshiombela a rappelé que les congolais paient déjà 4 taxes. Il s'agit de : 

1. La TVA de 16% pour les appareils et cartes SIM ;

2. Droit de douane 27,6 % sur les téléphones importés ;

3. La taxe sur les jeux 10% (sur le prix à la suite d'un jeu) ;

 4. La TVA 10% et droits d'accises 16% sur les appels, SMS et large bande mobile. 

Depuis la semaine passée, plusieurs abonnés des réseaux de téléphonie sont dans l'impossibilité de se procurer des forfaits via mobile money en raison de la coercition du paiement du RAM. Cette situation a soulevé un tollé dans l'opinion. Une marche de protestation contre cette taxe a été organisée lundi dernier à Kinshasa, par le Mouvement National des Consommateurs Lésés (MNCL). 

Economie

  RDC-Kasumbalesa : des colis de contrebande contenant 11 diamants et 7 lingots d'or saisis par la douane La douane et les services de s...